Partir en train avec son vélo ou sa trottinette pour finir le trajet à deux roues, c’est l’une des façons les plus simples de voyager léger. Encore faut-il que l’engin soit accepté à bord. La SNCF a mis à jour ses règles : à partir du 13 décembre 2026, plusieurs types de vélos et de trottinettes n’auront plus leur place dans les TGV INOUI et les Intercités. Voici ce qui change, et comment préparer vos prochains départs.
Plan de l'article
Ce qui sera refusé dans les TGV INOUI et Intercités #
La page d’aide « Voyager en train avec son vélo » de SNCF Connect détaille la nouvelle liste. Au 13 décembre 2026, côté vélos, seront interdits les fatbikes, les vélos à plus de deux roues, ainsi que les gyropodes et les hoverboards. Les vélos plus grands qu’un vélo classique sont aussi visés : la limite est fixée à 185 cm de longueur au maximum et 6 cm de largeur de pneu.
Les trottinettes ne sont pas épargnées. Ne seront plus admises celles qui ont une assise, celles qui comptent plus de deux roues, celles qui ne se plient pas et celles dont les pneus dépassent 6 cm de large. Les modèles à selle ou à gros pneus sont donc les premiers concernés.
À lire Saison hiver aérienne : les nouvelles lignes au départ de la province dès le 25 octobre
Le Journal du Geek, qui fait le point ce 20 octobre, souligne que les vélos électriques standard ne sont pas visés en tant que tels : c’est le gabarit qui compte, pas le moteur.
Recharger à bord : c’est non, et c’est sanctionné #
Autre point à retenir pour ceux qui comptaient profiter d’une prise pendant le trajet : la SNCF rappelle qu’il est interdit de recharger à bord les batteries d’engins motorisés. Sur sa page d’aide, l’amende annoncée est de 150 €. Ordinateurs et téléphones ne sont évidemment pas concernés.
La raison tient à la nature des batteries lithium-ion. Comme le rappelle le Journal du Geek, elles peuvent s’enflammer et dégager des fumées toxiques, un risque difficile à maîtriser dans un espace confiné comme une voiture de train. Pour un road trip mixte train et deux-roues, la conséquence est simple : il faut partir batterie pleine et prévoir où recharger à l’arrivée.
Ce qui ne change pas pour un vélo classique #
Pour un vélo de taille standard, les règles restent celles que l’on connaissait. Dans les TGV INOUI et les Intercités, des espaces vélos sont réservables sur certains trains, et la réservation se fait au moment de l’achat du billet. Mieux vaut donc s’y prendre tôt, surtout pour les départs de vacances.
À lire Road trip de Toussaint : carburant toujours cher, comment alléger la note
Il reste aussi possible de voyager avec un vélo démonté et rangé dans une housse étiquetée, gratuitement et sans réservation. La housse se place dans les espaces à bagages et ne doit pas dépasser 90 x 130 x 50 cm. Une trottinette pliée, électrique ou non, doit respecter ces mêmes dimensions pour voyager comme un bagage.
Et dans les OUIGO et les TER ?
Chez OUIGO, la logique est celle des options payantes. Selon SNCF Connect, un vélo ou une trottinette pliés, ou un vélo démonté sous housse, demandent une option à 5 € par voyageur et par trajet, en grande vitesse comme en train classique, avec un poids maximum de 30 kg. Le vélo non démonté n’est accepté que sur OUIGO Train Classique, pour 10 € par trajet.
Dans les TER, tout dépend de la région. Les vélos pliés sont acceptés, de préférence dans une housse, et la réservation est payante dans certaines régions et gratuite dans d’autres. Le plus sûr reste de consulter le site TER de la région concernée avant de partir.
Nos conseils pour un voyage train et deux-roues sans mauvaise surprise #
Avant tout, mesurez votre engin. Longueur, largeur de pneu, dimensions une fois plié : ce sont ces chiffres qui décideront de votre embarquement, pas la marque ni le prix. Si votre vélo ou votre trottinette sort du gabarit, mieux vaut le savoir chez vous que sur le quai.
À lire Toussaint : vendredi orange sur les routes, nos conseils pour un road trip sans bouchons
Pensez ensuite à la housse. C’est la solution la plus souple dans les TGV INOUI et les Intercités, puisqu’elle évite la réservation d’un espace vélo, souvent rare aux heures de pointe. Un modèle léger et compact se range facilement dans une sacoche une fois arrivé.
Enfin, si vous voyagez à l’étranger, notamment en Suisse, vérifiez les conditions propres au train emprunté : chaque compagnie a ses règles, et un même engin peut être accepté sur un réseau et refusé sur un autre.
Le changement intervient le 13 décembre. Les fêtes de fin d’année seront le premier grand test : si vous comptez emporter votre deux-roues pour les vacances de Noël, c’est maintenant qu’il faut vérifier qu’il passe.




